À l’occasion de son assemblée générale le 9 avril, l’Association des producteurs d’endives de France (Apef) s’est félicitée du rebond que la filière a connu en 2025. Après deux saisons marquées par un manque de produits à cause de la météo et de la pression phytosanitaire, les volumes ont été de retour avec 127 000 tonnes (112 000 tonnes en 2024). Contacté par Agra Presse, Pierre Varlet, directeur, explique : « À cela s’est ajoutée une reconquête de parts de marché : + 12 % sur l’année, avec des ventes estivales dynamiques. » La situation a permis de réinvestir le domaine de la communication (530 000 € investis) en axant sur la désaisonnalisation de la consommation. L’Apef se félicite aussi de la réussite de son kit pédagogique (permettant de cultiver des endives) auprès des écoles.
Sur le volet technique, « on peut produire des endives avec les solutions dérogatoires du moment », souligne le directeur de l’Apef. Cependant, les producteurs sont conscients qu’il s’agit d’une situation provisoire. Au travers du programme « Desherbendive » (Parsada), ils travaillent aux alternatives, dont les développements en robotique : « Les premiers résultats sont des prototypes et il est nécessaire de baisser le coût d’acquisition. Nous cherchons donc des partenariats avec les constructeurs. »
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Le début 2026 est plus difficile avec de forts volumes et une concurrence exacerbée. L’Apef va se rapprocher des producteurs belges « pour qu’ils nous expliquent comment ils arrivent à vendre des endives à 0,50 € le kilo au stade de l’expédition ». Le lancement de la campagne 2026-2027 aura lieu le 29 septembre ; une occasion pour l’AOP de présenter les premiers éléments de sa stratégie pour l’endive française à moyen terme.
PG