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Energie/guerre au Moyen-Orient : le président de la FNSEA s’impatiente

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Alors que la Commission européenne doit présenter dans les prochains mois un plan d’action sur les engrais, et que le gouvernement n’a pas annoncé de mesures à l’intention du secteur agricole lors de sa réunion du 12 mars à Bercy, le président de la FNSEA s’impatiente, voyant le conflit au Moyen-Orient durer. « Lors de la première discussion avec le gouvernement, il nous a été dit que c’était trop tôt, rapporte Arnaud Rousseau. Je ne sais pas combien de temps le conflit va durer, mais la situation n’est pas tenable. » Le prix du gazole non routier (GNR) a augmenté de 80 % à 100 % depuis le début du conflit. « Est-ce qu’il faut refaire des remises en pied de facture ? », s’interroge Arnaud Rousseau, en référence à la remise de 15 ct/l accordée en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Même impatience vis-à-vis de la promesse du gouvernement de compenser les effets du MACF sur le prix des engrais : « Il faut passer aux travaux pratiques », plaide le Seine-et-Marnais. « Entre le MACF, la crise et la spéculation, il y a un effet cumulatif qui n’est pas tenable. » Dans la lettre qu’elle a envoyée aux chefs d’État en amont de leur réunion de jeudi à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne a indiqué qu’il faut « surveiller de près les impacts affectant les engrais ».

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