Quelle célérité ! Après la crise du concombre réputé tueur, il n’aura fallu que quelques jours pour que l’Europe se mobilise et prévoit une budget conséquent, pas moins de 210 millions d’euros, pour ses producteurs de légumes.
Il n’aura pas fallu bien longtemps non plus pour que l’Etat français, par la voix de son président de la république, exprime sa solidarité avec les éleveurs frappés par la sécheresse. Il s’agit, certes, moins d’aides financières sonnantes et trébuchantes, que d’allègement d’impôts et d’avances sur des sommes à percevoir. Mais le budget est loin d’être nul si l’on en croit le Premier ministre qui évoque près d’un milliard d’euros.
Tout ceci montre à quel point l’Europe en général et la France en particulier ont des capacités de mobilisation financière importantes et rapides pour leur agriculture.
Dans le monde agricole, on ne peut évidemment que s’en féliciter. Même si l’on regrette qu’il faille des crises de cette nature plutôt qu’une prise de conscience permanente des citadins et politiques pour exprimer la solidarité nationale.
Cependant, il n’y a pas que le monde agricole européen ou français. On peut se prendre à rêver qu’il y ait des dispositifs aussi rapides à l’égard des agricultures des pays pauvres qui sont, elles, tous les jours en état d’urgence. Au contraire, concernant ces situations, on est trop habitués à des conférences interminables au consensus flou pour des sommes mirifiques en apparence mais qui ne sont jamais réellement dépensées pour ceux qui en ont besoin. Sur ce plan là, le monde n’est pas un village planétaire, loin de là.

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