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Nutrition Etude d'impact sur une taxation du gras, du sucre et du sel

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Une taxe sur les aliments à teneur élevée en graisse, sucre et sel, sauverait plus de 3 000 vies par an au Royaume-Uni, en réduisant le nombre de maladies cardiaques, selon une étude menée au Queen's Medical Centre (Nottingham). L'étude publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, a testé trois types de taxes dans l'objectif de réduire l'obésité.

La première vise les aliments contenant un niveau important de graisses saturées, la seconde taxe les aliments dits généralement mauvais pour la santé, et la troisième s'applique plus largement aux produits contenant beaucoup de graisses, sel et sucres.

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Selon l'étude, c'est la troisième option qui serait la plus efficace, permettant d'éviter 3 200 décès par an causés par des maladies cardiaques, soit une diminution de 1,7 % à l'échelle nationale. Elle entraînerait une hausse des dépenses alimentaires de 2 milliards de livres par an (2,9 milliards d'euros). « De plus amples recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les effets potentiels d'une taxe sur les graisses, en particulier sur les plus pauvres », souligne l'étude.

Rappelons que l'ancien Premier ministre Tony Blair avait écarté toute idée d'un impôt sur les graisses en 2004, misant plutôt sur des campagnes nationales de promotion du sport et d'une alimentation plus équilibrée.