Dans un communiqué de presse du 16 avril, l’Inrae fait part de l’établissement du premier pangénome du rosier. L’institut a coordonné cinq années de travaux qui ont vu le séquençage de 5 000 gènes par des chercheurs de l’ENS de Lyon et des universités chinoises de Huazhong (Wuhan) et de la Chinese Academy of Agricultural Sciences (Shenzhen). Environ deux millions de variations structurelles ont été identifiées, dressant un panorama global de la diversité chez le rosier. Ces données permettent d’identifier les régulateurs génétiques, des séquences non codantes qui contrôlent des traits tels que la floraison continue, le nombre de pétales et la pigmentation des pétales. Les résultats améliorent également la compréhension des mécanismes qui régissent certains caractères (fleurs doubles, remontée de floraison, couleur). Ces travaux ouvrent plusieurs perspectives appliquées, en particulier l’accélération des programmes de sélection et d’amélioration des roses : caractères ornementaux (dont le parfum), attractivité des polinisateurs (interaction plante-insectes), adaptation aux changements globaux. Ces connaissances pourraient également être mises à profit pour l’amélioration d’autres espèces de la famille des Rosaceae (comprenant des arbres fruitiers). Les résultats ont été publiés dans Nature Genetics.
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