Émanant de parlementaires à gauche et à droite, les questions écrites au gouvernement s’accumulent sur les « difficultés financières » de Vivéa, fonds d’assurance formation des chefs d’exploitation et d’entreprise agricole. « Quelles mesures le gouvernement entend prendre pour garantir un accès effectif et équitable à la formation professionnelle pour l’ensemble des agriculteurs ? » ; envisage-t-il de « faire évoluer les modalités de financement des formations obligatoires » ? ; compte-t-il, « en lien avec les OPA, engager une réflexion globale sur le financement et la gouvernance du fonds afin d’assurer sa pérennité » ?, écrivaient ainsi le 30 avril les sénatrices Lauriane Josende (LR) et, plus récemment le 4 juin, Audrey Linkenheld (socialiste). Côté syndical, la Conf’ monte régulièrement au créneau. « Depuis plusieurs mois », le syndicat alerte sur « l’épuisement des ressources du fonds et sur la nécessité d’ouvrir rapidement des discussions budgétaires pluriannuelles. Il est temps d’appréhender les besoins et d’apprécier les moyens alloués à la formation professionnelle agricole », selon un communiqué du 8 juin. Vivéa dit faire face à « un contexte tendu » pour son fonctionnement. En 2026, le budget du fonds est « fortement contraint », après « une baisse significative des cotisations formation, elle-même liée à la diminution des revenus agricoles ».
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