Le 23 avril, l’AOPn Fraises et Framboises de France a tiré la sonnette d’alarme concernant un pic de production dans les deux semaines à venir. « Après un premier record de volume historique pour la gariguette juste après Pâques (1 400 tonnes récoltées par l’AOPn Fraises), la filière entre dans une nouvelle zone de turbulences. Et cette fois, c’est tout le territoire qui est concerné », explique-t-elle. La cause en serait le télescopage entre les bassins de productions. « Les bassins dits " précoces " du Sud-Ouest, du Sud-Est et de la Bretagne maintiennent de gros volumes, tandis que les régions plus tardives (Sologne, Rhône-Alpes) entrent à leur tour en pleine production », explique l’AOPn. De plus, la météo instable depuis le début de la saison rend difficile l’anticipation des volumes, fragilisant la dynamique commerciale et complique la mise en avant des fraises françaises en rayon.
« Le retard de la saison cette année, combiné à la hausse soudaine des températures, entraîne une concentration inédite des volumes », expliquait Émeline Vanespen, directrice de l’AOPn, à Agra Presse début avril. Et ce d’autant plus que l’on attend un pic de fraises espagnoles. Enfin, le 1er mai, jour férié, va venir mécaniquement amputer la consommation d’une journée clé dans cette période cruciale. Face à cet afflux, l'AOPn note que la grande distribution se mobilise pour soutenir l’écoulement des volumes. Plusieurs enseignes ont « dégainé » des opérations promotionnelles fortes. Dans ce contexte, elle appelle à nouveau à une mobilisation collective pour valoriser l’origine France et éviter l’engorgement du marché. Près de 32 000 tonnes de fraises ont été produites en 2025 par les adhérents de l’AOPn Fraises de France, soit plus de 50 % de la production de fraises françaises.
PG