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Fruits et légumes : les coopératives au défi de l’attractivité

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Réunies en assemblée générale le 22 avril à Paris, les coopératives de fruits et légumes ont abordé le thème de l’attractivité de leurs métiers dans un contexte de renouvellement générationnel. Parler métier dans une coopérative, c’est parler de deux choses distinctes : le producteur-adhérent et la structure : « Les emplois dans les coopératives sont souvent salariés. C’est donc au niveau du producteur que le sujet est important, spécialement concernant les nouveaux entrants. L’installation en solo est dans l’air du temps. Notre défi est donc de mieux faire connaître les avantages du système coopératif », explique Christophe Rousse, président de Felcoop, à Agra Presse.

Pour se faire connaître il faut remonter à l’amont : « Organiser des portes ouvertes chez l’adhérent, investir le champ de la formation, développer des outils spécifiques, tels que la mallette pédagogique, fruit d’un travail avec Ocapiat, etc. Tout ça fait partie des outils qui doivent être mis en œuvre. » Pour le président de Felcoop, l’important est d’agir au niveau local et au cas par cas, selon les besoins issus du terrain.

Dans ce contexte, la nouvelle convention collective de branche (issue du rapprochement de celles de Felcoop, du teillage de lin et de la déshydratation et entrée en vigueur au 1er janvier) devrait aussi y contribuer. Encadrant les relations de travail des coopératives, unions de coop et Sica, elle apporte certains progrès : prime d’ancienneté revue (1 % tous les deux ans jusqu’à 10 ans), congés familiaux élargis, congé maternité indemnisé à 100 %, travail du dimanche majoré à 100 %, contingent d’heures supplémentaires porté à 220 heures avec contrepartie de repos obligatoire. Le principal apport de cette convention est la nouvelle classification des emplois : à partir de sept critères objectifs, elle définit précisément chaque emploi afin de garantir l’équité entre postes, rendre les parcours plus lisibles et harmoniser les rémunérations. Les coopératives ont 24 mois pour mettre en œuvre la nouvelle convention.

PG

7 500 salariés dans les coop, 40 000 chez les adhérents