La PME du Cher spécialisée dans les graines germées et à germer veut réaliser la moitié de son chiffre d’affaires à l’export. Pour y arriver, elle s’appuiera sur les nouveaux produits secs qu’elle met au point.
Germline voit son avenir au-delà des frontières nationales. « Nos graines germées voyageant peu en raison d’une DLC trop courte de 9 à 14 jours, nous développons des produits secs qui peuvent être exportés facilement », explique Philippe Bourgois, le p.-d.g. et fondateur de la PME berrichonne. L’export représente cette année entre 11 et 12 % des 6,7 millions d’euros de chiffre d’affaires de l’entreprise (5,5 millions d’euros en 2015), essentiellement en Europe du Nord, mais aussi en Europe du Sud, de l’Est et même au Canada. « D’ici trois ans, nous souhaitons atteindre 30 à 40 % du chiffre d’affaires à l’étranger et 40 à 50 % d’ici cinq ans » selon le p.-d.g, qui voit son développement se faire surtout sur le Vieux continent.
L’entreprise est la seule en France, sur le créneau biologique, à commercialiser des graines germées, des graines à germer, des germoirs pour les particuliers et des produits secs à partir de graines germées déshydratées, des produits mis sur le marché au fil des années depuis la fondation en 1994. Sur son site de Sancoins, dans le Cher, Germline produit 2 000 tonnes par an de graines germées (60 % du chiffre d’affaires) et 1 000 tonnes de graines à germer et de produits dérivés. Certaines références sont confiées à des façonniers, comme les tartinables. Ce sera le cas des barres aux flocons de céréales germées et des crackers aux graines, deux produits qui seront lancés en 2017. Les produits sont commercialisés sous la marque Germline dans les magasins spécialisés et en restauration via Metro et Promocash, l’entreprise fabricant quelques références sous MDD biologique.
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Philippe Bourgois a massivement investi sur son site de production depuis trois ans, soit 3,5 millions d’euros pour la ligne de production de flocons, « ce qui nous a permis de lancer les mueslis de céréales germées deshydratées, un produit exclusif ». Pour financer son investissement, ce dernier a bénéficié de subventions du Fonds d’intervention stratégique pour les industries agroalimentaires (FISIAA), de l’Agence Bio, de la région Centre et du département du Cher, ainsi que d’une subvention remboursable de BPI France, qu’il a complétée par des prêts bancaires et des fonds propres. Pour son prochain investissement, estimé à 400 000 euros, dont l’objet n’est pas dévoilé par le p.-d.g., Germline va bénéficier d’une aide partielle après avoir été retenu dans le cadre d’un appel à projets organisé par la région Centre Val de Loire.
À l’avenir, Philippe Bourgois souhaite poursuivre le développement de Germline tout en restant indépendant. Alors que le secteur des entreprises bio, bénéficiant d’une croissance très dynamique des ventes, connait une phase de concentrations, Philippe Bourgois reconnaît être « souvent sollicité par des acheteurs ». Bien qu’il ne soit pas vendeur, il est toutefois ouvert à un éventuel partenariat avec un acteur régional qui pourrait stimuler la croissance par un apport de fonds propres ou quasi-fonds propres, mais dans une proportion ne dépassant pas les 10 à 15 % du capital.