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Grenelle de l’environnement :

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« Nous voulons l’application de la réglementation européenne basée sur l’évaluation du risque, et nous sommes opposés à la prise en compte de facteurs de dangers qui conduiraient à une baisse de l’utilisation des produits phytos », indique Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes). Pour l’organisation, la notion de « danger » concernant les substances actives est arbitraire, notamment parce que les produits mis en vente sont formulés. L’UIPP ne fait pas directement entendre sa voix dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Elle intervient par l’intermédiaire du Medef et de l’UIC (Union des industries chimiques). Elle n’est présente que dans les ateliers « miroirs » associés aux groupes de travail 2 et 4 (biodiversité et agriculture). « Grâce aux groupes de réflexion du Medef, nous avons pu rencontrer des entreprises d’autres secteurs qui méconnaissaient notre activité, apprécie toutefois Jean-Charles Bocquet. Et nous allons bientôt pouvoir dialoguer plus largement grâce à internet et au forum public ». Via ses représentants, la structure porte trois propositions phares : la mise en place d’un programme « ambitieux » de formation des agriculteurs (30 000 par an contre 10 000 aujourd’hui), un programme d’implantation de haies, et l’extension du périmètre de collecte d’Adivalor à l’ensemble des déchets agricoles. La structure souhaiterait collecter rapidement 70 % des emballages de produits phytos contre 50 % aujourd’hui, une concertation restant à effectuer avec les autres partenaires pour les autres déchets. « Nous sommes favorables à tout ce qui tourne autour de la maîtrise et de la bonne gestion des risques », résume Jean-Charles Bocquet.