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Assurance récoltes Groupama demande un engagement de l'Etat

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L'assureur mutualiste Groupama a renouvelé le 20 février son souhait de voir l'Etat proposer sa garantie en matière de couverture des risques agricoles, afin de sécuriser les tarifs à un niveau raisonnable. Il souhaite également un engagement de l'Etat qui pérenniserait les enveloppes de subventionnement des primes, afin de faciliter la généralisation de l'assurance dans ce domaine.

« L'Etat doit remplir un double rôle : prendre en charge une partie des cotisations pour que le reste à charge de l'agriculteur soit supportable et que l'Etat joue son rôle vis-à-vis des assureurs en matière de réassurance », a expliqué Jean-Yves Dagès, président de Groupama, premier assureur du monde agricole.

Si les grandes cultures et la vigne sont davantage exposées à des risques comme la grêle ou le gel, les prairies sont, elles, plus menacées par le péril de la sécheresse. « Une très mauvaise année au niveau de la grêle peut entraîner des sinistres qui coûtent deux fois les cotisations. Pour la sécheresse, cela peut aller jusqu'à cinq fois. On ne peut pas couvrir un tel risque si on n'a pas la certitude qu'on va trouver une réassurance, c'est pour cela que la garantie de l'Etat est nécessaire », a relevé M. Dagès.

Groupe de travail sur les risques agricoles

Le président de Groupama a rappelé que le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, « qui s'est engagé dans un travail très constructif », avait mis en place un groupe de travail sur les risques agricoles, dont l'assureur fait partie. La profession a déjà une proposition sur la table : une garantie de base pour les agriculteurs avec une franchise de 30 %.

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Thierry Martel, directeur général de Groupama, a fait valoir que dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis et le Canada, l'assurance est utilisée comme un outil de soutien aux revenus des agriculteurs. « Dans ces pays, on délègue aux assureurs la gestion du risque et on subventionne les primes. C'est presque une forme de partenariat public-privé », a-t-il insisté.

Selon M. Dagès, Groupama a l'intention de jouer pleinement son rôle de premier assureur de l'agriculture pour collaborer à la rédaction du rapport, que le ministre de l'Agriculture souhaite finaliser d'ici fin juin.