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Importations ukrainiennes : la Hongrie maintient son embargo

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Malgré l’arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre Peter Magyar, début mai, la Hongrie maintient son embargo sur les importations agricoles ukrainiennes. C’est ce qu’a annoncé, le 22 mai, le nouveau chef du gouvernement, après un imbroglio autour de la base légale de ces mesures, d’après les médias hongrois. Selon le décret publié le même jour au Journal officiel hongrois, l’interdiction d’importation s’applique notamment à la viande bovine, à la viande porcine, à la viande ovine/caprine, à la volaille, aux œufs, au miel, aux légumes congelés, au blé, au seigle, à l’orge, au maïs, au sarrasin, aux farines, aux graines de tournesol et de colza, aux huiles végétales (tournesol, colza) ou encore au vin. Toutefois, l’embargo ne concerne pas les marchandises qui transitent par la Hongrie, à condition qu’elles quittent le territoire dans un délai maximum de quinze jours à compter de leur entrée. Par ailleurs, il appartient au transporteur de prouver que les denrées transportées ne sont pas originaires d’Ukraine et une simple déclaration du client ne suffit pas à prouver l’origine.

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De son côté, la Commission européenne maintient sa position en appelant les États membres à supprimer les mesures nationales toujours en vigueur, sans citer nommément la Hongrie. « Cela n’est bien sûr d’aucune aide, car nous disposons d’un accord de libre-échange approfondi et complet, assorti de contingents tarifaires judicieusement équilibrés qui permettent de contrôler précisément ce qui entre et ce qui ne doit pas entrer sur notre marché », a souligné le 26 mai le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen à l’issue du Conseil Agriculture. Et d’ajouter : « Nous poursuivons donc notre dialogue avec les États membres concernés afin de trouver des solutions rapides. » Depuis 2023, plusieurs États membres géographiquement proches de l’Ukraine (dont la Hongrie), ont mis en place des embargos sur les importations agricoles ukrainiennes afin de lutter contre l’afflux sur leurs territoires. Ils estiment qu’en l’absence d’obligation de se conformer aux règles de production ces produits bénéficient d’un avantage concurrentiel déloyal.