À l’occasion de la 10e réunion du comité d’association UE/Ukraine en formation commerce, le 2 décembre à Bruxelles, les parties ont fait un premier bilan de l’application de la révision de l’accord d’association, entrée en vigueur le 29 octobre. Et pour Kiev, ce texte n’a pas encore engendré la stabilité escomptée en matière commerciale. En cause : les interdictions nationales d’importation maintenues par certains États membres pour certains produits agricoles. Selon la délégation ukrainienne, ces mesures auraient entraîné une baisse de 10 % de ses exportations agricoles vers l’UE en 2025. À cela s’ajoutent des difficultés d’utilisation des contingents tarifaires pour les produits sensibles « en raison de l’obligation prévue par la réglementation européenne de déposer une garantie équivalente au droit de la nation la plus favorisée ».
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Concernant l’alignement de la législation ukrainienne sur les normes de production de l’UE, Kiev estime être en bonne voie pour aligner ses règles en matière de bien-être animal d’ici le 1er janvier 2026 et travailler activement en vue d’un alignement d’ici 2028 des dispositions concernant les autres sujets. Toutefois, la question des produits phytopharmaceutiques et de l’utilisation durable des pesticides reste plus problématique. Kiev estime le coût de la mise en œuvre de la législation de l’UE entre 2 et 4 milliards de dollars. Dans ce contexte, l’Ukraine a officiellement demandé à l’UE de rallonger la période de transition. De son côté, Bruxelles a réaffirmé l’importance d’un alignement complet de la législation, soulignant « son rôle central pour obtenir le soutien des États membres de l’UE et des parties prenantes » et « l’impact négatif qu’une telle demande aurait sur la crédibilité de l’Ukraine ».