Inaporc présentera lors de son assemble générale le 4 juillet un rapport sur le thème « filière porcine et énergie ». L’interprofession porcine fera un certain nombre de propositions pour les éleveurs et les abatteurs afin de réduire leurs coûts énergétiques grâce notamment au développement des bioénergies et des coproduits.
Objectif pour Inaporc : réduire à court terme la facture énergétique dans la filière. L’interprofession porcine qui tiendra son assemblée générale le 4 juillet à Paris, a choisi pour thème : « filière porcine et énergie : quel avenir ? ».
Réduire les coûts
« Cette réflexion s’inscrit pleinement dans l’actualité », explique Jean-Michel Serres, le président de la Fédération nationale porcine (FNP). Responsable d’un groupe de travail énergie à Inaporc, il présentera lors de l’assemblée générale un rapport sur ce thème. Un premier volet est consacré à l’alimentation des porcs avec une analyse sur la hausse des coûts actuels mais aussi sur l’impact des coproduits (tourteaux de colza…), qui pourrait alléger la facture. Le deuxième volet concerne le fonctionnement des élevages avec une analyse des coûts énergétiques, l’utilisation d’énergie renouvelable et la diversification énergétique comme la méthanisation. Le secteur de l’abattage découpe transformation n’est pas en reste puisqu’une analyse des coûts énergétiques, avec l’utilisation d’énergies renouvelables et la valorisation des coproduits est présentée dans le troisième volet. Francis Coadou, directeur général de l’entreprise Louis Gad, viendra témoigner le 4 juillet sur une « valorisation réussie des co-produits ».
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Développer les marchés à terme
Jean-Michel Serres met en avant trois propositions « pour lutter contre la concurrence tout azimut sur les matières premières et la hausse des coûts de production ». « Il est urgent que l’Europe permette aux agriculteurs d’utiliser toutes les surfaces en jachère », estime-t-il. « Il faut faire évoluer les moyens de vente de nos productions. Les marchés à terme vont prendre de plus en plus d’importance », ajoute-t-il. « Il faut mener une réflexion pour développer des contrats entre éleveurs et les fournisseurs d’aliments », souhaite également le président d’Inaporc, Guillaume Roué. Enfin, Jean-Michel Serres insiste sur « le nécessaire développement des systèmes de méthanisation » des effluents d’élevage. « Mais l’absence de cadre réglementaire clair constitue un frein important à cette activité » regrette-t-il. Selon lui, seuls trois systèmes de méthanisation fonctionnent en France aujourd’hui.