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STRATÉGIE/CHARCUTERIE Kervern, pionnier de la bio, peine à recruter

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Pionnière de la charcuterie bio, la société bretonne Kervern (35) ne profite pas si facilement que cela de l'essor du marché. Après avoir répondu à des appels d'offres en RHF, elle a abandonné. « Il y a une demande, mais de gros acteurs s'y mettent, avec des prix que nous ne pouvons pas suivre », explique Marie Lagrange, qui dirige l'entreprise avec son mari, André, depuis trente ans. Aussi le couple a-t-il décidé de se désengager de ces marchés peu rentables, quitte à voir le chiffre d'affaires baisser (de 3,4 millions d'euros en 2010, il est repassé à 2,8 millions d'euros en 2013). Kervern s'est donc recentré sur les circuits bio (libre service et coupe), ainsi que sur les marchés (les Lagrange possèdent la société Le Petit Breil, qui distribue des produits bio sur une vingtaine de marchés et a dégagé environ 900 000 euros de chiffre d'affaires en 2013). « La demande est là, mais on peine à recruter, que ce soit pour l'atelier de charcuterie ou pour la vente sur les marchés. En ce moment, on cherche deux personnes pour les marchés et on ne trouve pas, parce qu'il faut travailler un week end sur deux », explique Marie Lagrange.

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