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Production bovine La compétitivité de la filière bœuf revue et corrigée par Ernst & Young

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La compétitivité de la filière viande rouge était le thème de l’étude demandée par Bruno Le Maire et FranceAgriMer au cabinet d’audit Ernst & Young. Un rapport d’étape a été rendu à la filière. Le Syndicat national des industriels des viandes (SNIV-SNCP) en a fait le bilan dans sa lettre d’actualité du 21 mars.

Missionné par le ministère de l’Agriculture et FranceAgriMer, le cabinet d’audit Ernst & Young a rendu la première partie de son audit sur la compétitivité de la filière viande bovine. Très attendue depuis plusieurs mois, la lettre d’actualité du Syndicat national des industriels des viandes (SNIV-SNCP) du 21 mars en donne les grandes orientations. Le cabinet a identifié 13 « mesures pour améliorer la compétitivité de la filière en maîtrisant ses coûts […], en améliorant la valeur ajoutée de ses opérateurs […], en l’orientant vers des marchés équilibrés et en croissance […] et en optimisant son organisation. » Le SNIV-SNCP développe ses 4 grands axes : « Il est soulevé notamment l’urgence de s’intéresser à la professionnalisation de structures d’engraissement de bovins viande dans un objectif de substitution à la vache laitière (pour anticiper les effets de la Politique agricole commune). Côté abattoir, le consultant insiste sur l’accompagnement de la réduction du “coût du réglementaire” (équarrissage, ESB, contraintes environnementales), mais également contre les distorsions de concurrence relatives aux coûts de main d’œuvre », remarque-t-il.

Une réforme urgente pour avoir un avenir en Europe
Augmenter la valeur ajoutée des opérateurs signifie « accompagner la filière vers davantage de produits désossés, vers l’émergence de produits élaborés, de stratégies de marques, d’investissements marketing et d’innovation. La production devra veiller à anticiper les évolutions, inévitables, des échanges communautaires en vif et en carcasse », rapporte le SNIV-SNCP. « Mettre la priorité sur le steak haché français, “produit stratégique” mais appelé à être hautement concurrencé par des produits importés, anticiper les évolutions à l’export (plus de piécés et moins de carcasses), tout en conservant une filière différenciée (races à viande notamment) organisée autour de circuits courts notamment » revient à exploiter au mieu des marchés à fort potentiel. « Cette étude confirme plusieurs des orientations du “mémorandum pour une nouvelle compétitivité des filières viande” présenté par le SNIV-SNCP en octobre 2010 », relève le syndicat. D’après lui, elle « insiste tout particulièrement sur l’urgence pour la filière bovine de mener les réformes structurelles qui lui permettront d’avoir un avenir en Europe ».

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