Abonné

Recrutement La filière des semences veut se faire connaître auprès des étudiants

- - 3 min

La filière des semences veut faire connaître la grande diversité de ses métiers auprès des étudiants, car, trop méconnue d’eux, elle peine à recruter, a indiqué le Groupement national interprofessionnel des semences (Gnis), le 4 avril lors d’un point presse.

Le Gnis a mis en place une opération « Vocation semencier », dont l’objectif est de faire connaître la diversité des métiers des semences aux étudiants et de les mettre en contact direct avec les professionnels et leur travail au quotidien.
« La filière semences est une filière très diversifiée, qui offre un large éventail de métiers et de vraies opportunités de carrière, mais qui reste toutefois méconnue, ce qui empêche les jeunes de pouvoir s’y intéresser », a expliqué Julien Greffier, responsable de l’opération « Vocation semencier » au Gnis.

Avant tout, un manque d’information

« Cette pénurie de candidats ne vient pas d’un manque d’intérêt, mais d’un manque d’informations », a-t-il précisé. Une raison de cette méconnaissance est sans doute la focalisation, très particulière à la société française, sur le débat des OGM, d’après les réflexions des étudiants faites aux professionnels. Les professionnels espagnols, allemands, britanniques et américains ne se heurtent pas à ces réticences des étudiants, selon le Gnis.
Résultat : certains semenciers démarchent des jeunes avant même que leur stage soit terminé, parfois même en leur offrant directement un CDI, a ajouté Julien Greffier.
Ces cinq dernières années, les effectifs de la filière semencière française ont augmenté de 10%, d’après une étude menée par le Gnis en 2011. La filière exporte l’équivalent de 18 Airbus. Malgré le bond des importations des semences à 568 millions d’euros (+19%) en 2012, le solde excédentaire de la balance commerciale semencière a atteint un nouveau record, à 666 millions d’euros, selon le groupement.

Des chemins parfois atypiques pour arriver aux semences

Un témoignage de parcours atypique a été donné par Laurence Carré, responsable de la station de semences de céréales à paille et de protéagineux, au groupe coopératif Agrial, à Saint Sylvain, dans le Calvados. Sortant d’un bac littéraire et se destinant aux études de droit, elle a fait un job d’été au laboratoire dans la station de semences d’une coopérative en 1981, pour tester le pouvoir germinatif des grains. Après s’être passionnée pour le métier, elle a passé le BTS « productions végétales » et a occupé des postes administratifs après plusieurs années, puis des postes en lien avec l’extérieur. Puis un jour, à sa grande surprise, le responsable de la station, qui partait à la retraite, lui a demandé en 2007 de le remplacer. « J’explique souvent mon parcours pour montrer que, dans ce secteur, on peut compléter ses connaissances par la formation sur terrain. Dans ce secteur on donne beaucoup, mais on reçoit beaucoup aussi », a-t-elle relaté.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.