Abonné

Congrès La forêt aura la parole le 25 septembre pour préparer la loi d’avenir

- - 3 min

Les acteurs de la forêt sont invités à participer aux débats qui précèderont l’élaboration de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt.

Rendez-vous est donné le 25 septembre aux coopératives forestières pour faire part de leurs propositions pour la filière forêt bois, dans le cadre de la préparation de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt. C’est ce qu’a annoncé Stéphane Le Foll en clôture du congrès national de l’Union des coopératives forestières (UCFF) qui s’est tenu le 13 septembre à Paris. « Des tables rondes sur la forêt seront ouvertes et vous serez invités », a expliqué le ministre, qui identifie deux axes « essentiels » du débat : l’amont (production de bois, replantation…) et l’aval (organisation, transformation, distribution). Stéphane Le Foll a évoqué l’idée d’étendre le système d’organisation collectif de groupements d’intérêt économique et environnementaux, envisagés pour l’agriculture, à la forêt, et a mentionné le bois énergie comme une solution intéressante dont les filières méritent d’être davantage organisées. « Il y a énormément de surfaces en déprise agricole » qui pourraient être valorisées par une production forestières, « il faut qu’on soit offensifs dans ce domaine », a souligné le ministre.
Lors de cet échange entre l’UCFF et le ministre, les coopératives n’ont en revanche pas eu de retour clairement positif sur l’une de leurs requêtes principales : obtenir des soutiens publics pour les propriétaires privés qui réaliseraient des documents de gestion. En effet, l’UCFF a identifié un levier important pour produire « plus de bois » : mobiliser les propriétaires privés qui sont encore nombreux à ne pas exploiter la ressource. Pour motiver la gestion de ces parcelles « oubliées » de leurs propriétaires, les coopératives démarchent les propriétaires et élaborent avec les volontaires des plans de gestion qui aboutissent à la mobilisation de cette ressource. Une expérimentation menée dans le Massif central a ainsi permis de réaliser près de 900 documents de gestion pour quelque 12 500 ha, ce qui a aboutit à la mobilisation de plus de 900 000 m3. Le rapport entre l’investissement et le retour sur investissement via la TVA, notamment, est de 1 à 6, fait valoir l’UCFF, qui aimerait donc voir les pouvoirs publics soutenir la réalisation de ces plans. « Nous allons continuer à porter cette idée », a confié Cyril Le Picard à l’issue du congrès.
Une autre idée issue des professionnels de la filière forêt-bois semble avoir trouvé meilleur écho : « Le ministre (…) s’est engagé à défendre la part du financement issu des quotas carbone revenant à la forêt et au bois », retiennent pour leur part les interprofessions France Bois Forêt et France Bois industries entreprises, dans un communiqué qui relate leur entretien le 30 juillet, avec Stéphane Le Foll. « Il a assuré que ses services se mobiliseront pour la création du Fonds Forêt-Bois Stratégique Carbone ». Une idée portée par les organismes qui ont présenté en juillet leur «  projet forêt-bois pour la France transmis au ministère de l’Agriculture, qui est aussi, dans son intitulé, chargé de la Forêt.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.