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Moyen-Orient La politique agricole d’Israël sur la bonne voie, selon l’OCDE

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L’aide publique aux agriculteurs israéliens a diminué au cours des dernières années. Toutefois, diverses mesures continuent à fausser le marché, selon une nouvelle étude de l’OCDE qui met également l’accent sur le défi prioritaire d’une gestion plus efficace des ressources en eau.

Le premier examen de la politique agricole d’Israël publié le 29 juin par l’OCDE indique que l’aide publique octroyée aux exploitants de ce pays contribue à hauteur de 17 % aux recettes agricoles totales, soit moins que les 24 % enregistrés au milieu des années 90 et que la moyenne actuelle des pays de l’OCDE, qui est de 23 %. Cependant, les protections douanières élevées dont continuent de bénéficier certains produits agricoles hissent les prix intérieurs au-dessus des cours mondiaux.

L’Etat encore trop impliqué

Si les réformes menées récemment en Israël ont entraîné une amélioration considérable des performances de l’agriculture sur le plan de l’efficience et de l’environnement, notamment en termes de rendement hydraulique, une grande partie du système de planification de la production est resté inchangé, constate l’OCDE. Ainsi, l’Etat demeure fortement impliqué dans la répartition de certains facteurs de production essentiels comme la terre, la main d’œuvre et l’eau.
Selon l’étude, des réformes supplémentaires de la politique d’Israël pour l’agriculture et l’eau sont nécessaires afin de réduire les coûts pour les consommateurs et les contribuables et d’améliorer les performances environnementales du secteur agricole. Il faudrait notamment : abaisser et simplifier les droits de douane à l’importation ; diminuer les coûts administratifs relatifs aux transactions foncières ; renforcer l’application de la réglementation du marché du travail ; autoriser les échanges de quotas d’eau.

L’eau reste un problème

L’étude de l’OCDE indique par ailleurs qu’Israël est désormais autosuffisant pour de nombreux produits agricoles et qu’il a su encourager les exportations de certains produits de plus haute valeur, comme les fruits et les légumes.
L’agriculture du pays a bénéficié d’investissements conséquents dans la recherche et le développement et Israël est l’un des leaders pour certaines technologies agricoles à l’échelle mondiale, notamment en ce qui concerne l’agriculture en milieu aride (irrigation au goutte à goutte).
Reste que l’un des principaux défis que devra relever l’agriculture israélienne sera de faire face aux pressions de plus en plus vives exercées par le changement climatique et la croissance démographique sur des ressources en sols et en eau déjà rares.

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