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La première génération « n’est pas une alternative », selon le FMI

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Le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé le 1 er juillet une révision des subventions accordées aux biocarburants, « surtout dans les pays développés ». « Il y a de plus en plus d’indications que la première génération de biocarburants encouragée par ces politiques ne constitue pas une alternative écologique ni compétitive en termes de prix aux carburants tirés d’hydrocarbures », souligne le FMI, dans sa première tentative d’évaluation de l’impact macroéconomique des prix élevés du pétrole et de l’alimentaire.

« Des politiques de biocarburants moins ambitieuses et plus favorables au commerce permettraient aussi de faire baisser la pression sur le prix de l’alimentation en réduisant la concurrence (…) pour les terres et les ressources agricoles », ajoute le Fonds monétaire international.

Le mois dernier, l’OCDE, par la voix de son directeur pour l’agriculture Stefan Tangermann, avait estimé que la mesure la plus urgente à prendre pour enrayer la hausse spectaculaire des prix des matières premières agricoles serait une réduction drastique des programmes de subvention aux biocarburants.

Cette question a aussi occupé largement les débats du sommet de la FAO à Rome en juin, mais aucun engagement concret n’a pu être négocié.