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Sur 2010, le chiffre d’affaires de Barry Callebaut, à 4,5 Mds EUR, a progressé de
0,7 % seulement en francs suisses, du fait du niveau élevé de cette devise. En monnaies locales, la progression atteint 13,3 %, pour des volumes en hausse de 7,2 %. Cela n’empêche pas le chocolatier d’afficher une rentabilité en nette progression : le résultat opérationnel, à 360,6 M EUR gagne 5,7 % et le résultat net des activités poursuivies, à 258,9 MEUR, gagne 9 %. Le résultat net incluant les opérations abonnées, s’élève à 176,8 M EUR.
Si la progression des volumes s’est révélée relativement modeste en Europe (près de 50 % du CA, +1,8 %), elle a été très dynamique sur la partie approvisionnement global et cacao (poudres, produits à base de cacao… soit un quart du CA) avec des volumes en progression de 21,7 %, et soutenue sur les zones Amériques et Asie-Pacifique (respectivement + 8,2 % et +10,4 %).
Tous ces segments participent à la progression de la rentabilité du groupe, à l’exception de la zone Amériques, dont le résultat opérationnel recule de 19,5 % (-11,6 % en monnaies locales). Une contre-performance que le groupe attribue à deux facteurs : « La pression sur les marges dans les affaires industrielles et les investissements au Brésil ». La progression de la rentabilité a été fortement tirée vers le haut par les zones Asie-Pacifiques (résultat opérationnel en hausse de 22,7 %) et les activités d’approvisionnement global (+ 40,6 %). En Europe, la progression est beaucoup plus modeste à +2,5 %, mais elle reste tout-à-fait convenable au regard de l’évolution du chiffre d’affaires (-0,7 % en francs suisses). Jürgen Steinemann, CEO de Barry Callebaut, a qualifié ces résultats de « remarquables » compte tenu de la crise ivoirienne du début de l’année. S’il anticipe un contexte économique mondial incertain, le groupe maintient ses objectifs de croissance, à savoir une progression annuelle des volumes et du résultat opérationnel en monnaies locales comprise dans une fourchette à 6 à 8 % d’ici à 2012/2013. Pour rappel, Barry Callebaut a cédé Stollwerck cette année, se recentrant ainsi sur une clientèle de professionnels (de l’artisan à l’industriel).