Avec des résultats en nette hausse sur 2006/2007, le groupe coopératif Euralis maintient plus que jamais ses objectifs stratégiques à cinq ans. Le groupe, qui vient de s’implanter en Chine pour la production de foie gras, bénéficie de la forte croissance de ses activités dans l’agroalimentaire et notamment du breton Stalaven.
«Nos résultats sont en ligne avec nos objectifs », s’est félicité le 6 février, Christian Pèes, le président du groupe coopératif Euralis, qui table sur un chiffre d’affaires de 1,450 million d’euros dans le cadre du plan stratégique à cinq ans Cap 2012. Pour l’exercice 2006/2007, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 1,026 million d’euros en hausse de 23,7 %. Le résultat est passé, de son côté, de 6,5 millions d’euros à 8,1 millions d’euros.
Production en Chine
Cette forte progression provient en majeure partie de la croissance du secteur agroalimentaire. Sa part n’a cessé de progresser dans l’activité du groupe, pour atteindre aujourd’hui 49 % (+ 3 points en un an). La société bretonne Stalaven, spécialisée dans les plats cuisinés, dont Euralis possède 50,3 % depuis le printemps 2007, est pour la première fois intégrée dans les comptes du groupe. Elle apporte 95 millions d’euros de chiffre d’affaires en plus au groupe coopératif. « Euralis montera à terme à 100 % dans Stalaven », ont confirmé sans de donner de date, Michel Depierre, directeur général et Renaud Lelarge, directeur général adjoint et responsable du pôle traiteur. Le pôle Gastronomie (foie gras Montfort et Rougié) a connu une progression de 7,6 % de son chiffre d’affaires, à 400 millions d’euros. L’alerte sanitaire sur un lot de foie gras cuit au torchon Montfort pendant les fêtes ne semble avoir eu aucun impact sur les ventes, selon les dirigeants du groupe. Le groupe a par ailleurs annoncé un investissement de 2 millions d’euros en Chine fin décembre, pour la production de 25 tonnes de foie gras. « Nous voulons commencer petit au départ, de sorte que dans 5-10 ans, nous puissions développer un business important », explique Michel Depierre.
Activité semences en léger recul
Le pôle Productions agricoles et distribution enregistre également une nette hausse de son chiffre d’affaires (+ 73 millions d’euros) à 382 millions, « favorisée par la hausse des prix de ventes des céréales sur la période ». 1,2 million de tonnes de céréales (dont 800 000 de maïs) ont pu être commercialisées. Le pôle Semences a connu par contre une légère baisse d’activité, à 83 millions d’euros, contre 86 un an plus tôt. Pour renforcer sa partie recherche, Euralis a intégré en janvier 2007 le programme tournesol d’Advanta/Limagrain dans Soltis et a conclu en décembre une alliance avec Bayer CropScience visant à développer de nouvelles variétés de colza. Souhaitant poursuivre son implantation à l’international, Euralis Semences a acquis la société Cherlis basée à Tcherkassy au sud de Kiev (Ukraine) et créé deux sociétés commerciales en Ukraine et en Russie. Euralis souhaite conquérir dans les pays de la CEI, 10 % de parts de marché en semences maïs et 15 % en tournesol et colza, soit des parts de marché comparables à celles détenues en Europe de l’Ouest. En attendant, Euralis poursuit plus que jamais le Cap 2012 que le groupe s’est fixé, avec ses 3 axes : renforcer l’ancrage dans le Sud-Ouest, se diversifier sur des marchés porteurs et s’implanter à l’international.