L’appellation « Cidre Cotentin » a été reconnue par le comité national des appellations viticoles et cidricoles de l’INAO le 8 juin, a annoncé l’institut le lendemain lors d’un point presse. Cette reconnaissance du cahier des charges de l’appellation en fait la troisième appellation de cidre en date, après celles de « Cornouailles » et « Pays d’Auge ». « Nous produisons 150 000 cols par an et pensons avoir la capacité de doubler à terme », a précisé Marie-Agnès Hérout, présidente de la nouvelle AOC. Un critère bocager a été introduit dans le cahier des charges : au moins 200 mètres de haie par hectare. Une vingtaine de variétés de pommiers figurent dans le même document. Celui-ci fixe à un minimum de 30 % la proportion de « hautes tiges », autrement dit les pommiers qui, en général correspondent à des vergers servant aussi de pâture. Une mention complémentaire « extra-brut » s’inscrit dans l’AOC, avec un maximum de 18 grammes de sucre résiduel par bouteille, pour convenir aux accords mets-cidre avec des fruits de mer, huîtres et homards dans cette région maritime, a ajouté Marie-Agnès Hérout. Enfin, les bulles proviennent de la prise de mousse dans la bouteille au moment de la fermentation, et non d’une gazéification comme c’est le cas dans 90 % des cidres. Le processus habituel est en cours : après la reconnaissance, suivront le décret d’AOC, puis la notification à Bruxelles pour qu’elle devienne une AOP, appellation d’origine protégée par l’UE.
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