Le préfet de la région Rhône-Alpes a appelé la filière viticole du Beaujolais, en crise depuis plusieurs années, « à se réorganiser de fond en comble », en annonçant quelques mesures d’aides de l’Etat pour les exploitations les plus en difficulté. Jacques Gérault a demandé aux responsables du Beaujolais de lui adresser une série de propositions « vers le 15 décembre ». « Producteurs, négociants, caves coopératives doivent mieux s’organiser pour parler d’une même voix, car les pouvoirs publics ne pourront pas se substituer aux professionnels de la filière pour sortir de la crise », a-t-il averti. « L’objectif est qu’en mars 2008, on puisse remettre un projet d’orientation au ministre de l’Agriculture et qu’au 1 er juillet, lorsque la France prendra la présidence de l’Union européenne, nous ayons des propositions concrètes à soumettre à nos partenaires européens » , a-t-il ajouté. D’ici là, « ce qui est indispensable à court terme, c’est de réduire la densité de la production, a souligné le préfet, car dans le Beaujolais, le nombre de pieds de vigne par hectare est largement supérieur à d’autres régions, ce qui alourdit les coûts de production ».
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Pour aider les exploitations les plus en difficulté, le préfet a annoncé le déblocage de 240 000 euros, destinés à 40 exploitants au bord de la faillite. Concernant le programme massif d’arrachage des vignobles lancé en 2005, et qui prévoyait l’arrachage de 3 000 hectares d’ici fin 2007, 1 500 hectares au total ont été arrachés en 2005 et 2006.