La holding chinoise Cofco, qui a absorbé le groupe Noble en début d’année et qui avait acquis 51 % des parts du semencier, huilier et trader Nidera il y a deux ans, a annoncé le 13 septembre dernier, son rachat intégral, conjointement avec ce groupe d’origine hollandaise et fortement implanté en Argentine et en Indonésie. L’opération ferait de Cofco un acteur majeur du trading agricole mondial. Son montant n’a pas été dévoilé.
Or, une source interne chez Nidera Argentine a informé Agra Presse, le 16 novembre dernier, que l’opération n’a pas encore abouti. « Elle aura lieu avant la fin de l’année et l’accord des autorités argentines de régulation de la concurrence sera obtenu dans la foulée », assure-t-elle.
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Semencier leader du marché argentin en soja et en blé, Nidera a assuré son succès financier en étant le premier à y vendre, depuis 1995, des semences de soja porteuses du gène résistant au Round-up de Monsanto. La société possède de nombreux actifs dans plusieurs provinces d’Argentine. Son réseau d’unités de stockage lui confère un atout majeur pour l’approvisionnement de ses outils de transformation de grains. « Au lieu d’acheter des terres, la politique chinoise d’autosuffisance alimentaire repose sur le contrôle de ports, de réseaux d’approvisionnement et unités de stockage à l’étranger, comme le manifeste la prise de position de Cofco dans Nidera », analyse Agustín Tejeda, économiste en chef de la Bourse aux céréales de Buenos Aires.
L’intégration prévue des actifs et ressources de Nidera avec ceux du groupe Noble devrait être opérée par Matt Jansen, le DG de Cofco International. Cette société revendique la distribution de 47 millions de tonnes de produits agroalimentaires réalisée l’an dernier dans 29 pays.