Ça ne fait pas de doute pour l’Etat : le bulletin de santé du végétal devra être bâti sur les faits objectifs, non sur de la préconisation. « Les agriculteurs sont de mieux en mieux formés, a souligné Fabrice Marty, de la DGAL. Ils doivent être en mesure, sur leur exploitation, de faire leur propre raisonnement ». Mais cette question du contenu fait encore débat au sein de la profession. « Je pense que dans le cas d’un avertissement, on doit aller au maximum de l’information pour l’agriculteur, et en fonction du type de pathologie, je voudrais que l’on dise “vous pouvez utiliser tel produit”, sans citer de nom, a expliqué Pascal Ferey, de la FNSEA. Les agriculteurs ont des droits ». A l’APCA, Didier Marteau estime que préconiser une molécule, c’est engager la responsabilité des auteurs du bulletin de santé végétale. Un point qui mérite attention. Pour Philippe Lucas, s’il semble difficile de préconiser un produit, il serait en revanche nécessaire de mettre à disposition des agriculteurs des éléments objectifs concernant les efficacités des différentes spécialités, afin qu’ils puissent choisir la meilleure molécule. A suivre.
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