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Inra Le déficit de l’UE en biocarburants devrait s’élargir d’ici 2020

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Le déficit de l’UE en biocarburants devrait s’élargir d’ici 2020, indique une synthèse du département des sciences sociales de l’Inra, publiée en juillet, déficit qui expose l’UE à des importations accrues en provenance de pays tropicaux, les plus contestées sur le plan écologique.

Dans l’UE, la production d’éthanol passerait de 6 milliards de litres en 2010 à 18 milliards en 2020, tandis que la consommation s’élèverait de 8 milliards de litres en 2010 à 24 milliards en 2020. Dans le même temps, la production de biodiesel passerait de 10 milliards de litres à 18 milliards en 2020, tandis que la consommation s’élèverait de 8 milliards de litres en 2010 à 24 milliards en 2020.
Parallèlement, le Brésil « devrait améliorer sa position d’exportateur net d’éthanol et voir son excédent commercial multiplié par six ».
Or, le boom des productions de matières premières destinées à la carburation, telles la canne à sucre et le palmier à huile est accusé dans le débat mondial sur le changement d’affectation des sols, de participer à la déforestation, et donc d’aggraver l’effet de serre. En outre, « certaines cultures (dont celles-là) ont des besoins particulièrement élevés » en engrais, pesticides et eau, souligne l’Inra. La synthèse de l’Inra implique l’UE dans ce débat, en tant qu’importateur, citant une « très récente étude » qui met en évidence que si l’on tient compte du changement d’affectation des sols induit par ces importations, « les deux tiers des évaluations environnementales des biocarburants de première génération concluent au non-respect des critères de durabilité » que l’UE a elle-même définis.
Cette étude est disponible sur « http://www.inra.fr/sae2/publications/iss/pdf/iss12-01.pdf »

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