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Le label haie souffle sa première bougie

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Alors que le label haie fête sa première année d’existence, 73 agriculteurs seraient entrés dans le dispositif, a annoncé le 12 octobre l’Association française arbres champêtres et Agroforesteries (Afac-Agroforesteries).

Créé en 2019 par l’Afac avec les soutiens des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture, ce label « encadre, d’une part, les pratiques de gestion des haies et d’autre part, les filières de distribution du bois bocager », avec deux cahiers des charges distincts. Pour la gestion, le référentiel « fixe des caps d’amélioration successifs à l’agriculteur ». L’accent est mis sur des critères comme la largeur de la haie, la diversité d’âge des végétaux, la connectivité avec d’autres infrastructures écologiques, ou encore la fréquence de recépage.

Le label a été testé tout au long de cette première année dans trois régions, Pays-de-Loire, Bretagne ou Normandie. Mais la couverture géographique pourrait bientôt s’étendre et, avec elle, le nombre d’exploitations labellisées, puisque « le label haie a été reconnu par la notification de la Commission sur les PSE », rappelle Pauline Pointereau, responsable projets au sein de l’Afac. Dans le cadre des expériences menées par les agences de l’eau sur les paiements pour services environnementaux, près de 2000 agriculteurs participant à une quarantaine de projets dédiés aux haies pourraient donc rejoindre la première promotion dans le cadre des expérimentations menées par les agences de l’eau.

Autre dossier de taille pour l’Afac cet automne : la gestion des 50 millions d’euros prévus par le plan de relance pour le développement des haies. L’association participe actuellement aux réunions ministérielles, et compte bien flécher les fonds pour endiguer une perte annuelle de linéaire de haie estimée à 11 500 km en France. « L’urgence, c’est de préserver les haies existantes ! », martèle Pauline Pointereau. Car il ne sert à rien, explique-t-elle, de financer des plantations qui mettront plusieurs dizaines d’années à arriver à maturité, si les haies fonctionnelles continuent pendant ce temps-là d’être arrachées.

50 millions d’euros pour les haies dans le plan de relance