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Le négoce pris à rebrousse-poil

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Globalement, les décisions annoncées par le ministre ont été bien accueillies par le secteur de la viticulture, qui a toutefois exprimé ses réserves sur la possibilité d’utiliser des copeaux de bois dans les cuves. En revanche, le négoce, particulièrement froissé de ne pas avoir été convié à la présentation de ce plan, n’a pas ménagé ses critiques.

« Il semblerait que l’on s’apprête à soutenir des initiatives à l’exportation qui ne pourraient qu’être de nature à fragiliser l’offre française en dispersant encore plus le nombre de ses opérateurs », ont déploré de concert toutes les organisations représentatives du négoce, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), Entreprises de grands vins de France (EGVF) et l’Association française des embouteilleurs, distributeurs de vins et spiritueux (AFED) qui se demandent si elles font encore partie de la filière.

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« Se réservant d’en mesurer les conséquences quant à la volonté des pouvoirs publics de rompre avec la notion de filière fondée sur des organisations sectorielles représentatives », les signataires rappellent que « les entreprises d’aval de la filière ont réalisé plus de 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires (dont la moitié à l’exportation) et contribuent pour plus de 80% à la valorisation des produits de la viticulture ».