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Budget L’enseignement privé sonne l’alerte

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Le Conseil national de l’enseignement agricole privé (Cneap) a mené le 28 novembre dans ses établissements une « journée nationale d’alerte » auprès des personnels et des familles d’élèves, au sujet des restrictions budgétaires et de leurs conséquences, en 2005 et surtout en 2006. La journée a été très suivie, selon le conseil.

Pour « rentrer dans l’enveloppe budgétaire » telle qu’elle est prévue en 2006, le Cneap devra réduire le nombre d’enseignants (d’environ 200 en septembre 2006) ainsi que le nombre d’élèves, pour faire face au manque d’enseignants, et devra fermer des classes pour la même raison, selon un communiqué. Les directions régionales de l’agriculture ont déjà entrepris de dresser la liste des propositions de fermetures, de regroupements, de réduction de dotation, de plafonnement d’élèves, selon le Conseil.

Déjà en 2005, la subvention de fonctionnement prévue par le ministère de l’Agriculture ne sera pas payée en totalité au Cneap mais reportée sur 2006. Le report de paiement vaut aussi pour les bourses sur critères sociaux. Quant aux aides sociales pour les stages, elles sont supprimées.

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Informés du problème, « tous les établissements » ont pris part à la journée d’alerte. « Des délégations de responsables ou de représentants des établissements et des parents se sont rendus dans les préfectures, au siège des Draf ou auprès des élus pour faire part de graves préoccupations que le manque de financement public en 2005 et les insuffisances du projet de budget en 2006 font peser sur les familles, les personnels et les établissements », écrit le Cneap. Des mots d’ordre de grève ont été lancés par des organisations représentatives des personnels, un fait très inhabituel dans l’enseignement agricole privé.

Le Cneap a également alerté les parlementaires afin qu’ils votent « des crédits majorés pour l’enseignement technique agricole ». Les classes de 4e, classes de remédiation qui ont fait leurs preuves pour les élèves en échec scolaire, pourraient pâtir de la rigueur budgétaire au moment où le gouvernement recherche des solutions pour les jeunes en difficulté. « Où est la cohérence du système éducatif ? », s’interroge le Cneap.