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UE/Fruits et légumes Les « 27 » globalement satisfaits du programme de distribution dans les écoles

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Les ministres de l’agriculture de l’UE ont réservé le 30 septembre un accueil positif à la proposition de règlement de Bruxelles visant à cofinancer des programmes de distribution de fruits et légumes dans les écoles dès la rentrée scolaire prochaine. Si l’approche pédagogique et nutritionnelle des mesures proposées est largement partagée par les ministres, ces derniers souhaitent cependant éclaircir un certain nombre de questions au niveau politique telles que l’ampleur de l’enveloppe budgétaire nécessaire, le degré de prise en compte des programmes nationaux (« additionnalité ») ou la provenance des produits concernés. Un accord politique est attendu dans le courant de ce mois d’octobre.

Concernant les aspects liés au financement et au budget du dispositif proposé par la Commission européenne, la très grande majorité des ministres européens de l’agriculture ont critiqué le manque d’ambition de la dotation budgétaire et ont réclamé une enveloppe plus substantielle, notamment pour couvrir les frais connexes liés aux opérations de distribution dans les écoles (coûts administratifs et transport) Les Pays-Bas ont été les seuls à estimer que le budget proposé de 90 millions d’euros était suffisant.. Ces ministres ajoutent que, de surcroît, il va revenir aux Etats membres d’assurer également des actions pédagogiques pour expliquer aux enfants l’importance d’une alimentation saine pour rester en bonne santé et combattre les problèmes d’obésité. Trois Etats membres en particulier (Royaume-Uni, Suède, Tchéquie), ont toutefois jugé de peu d’intérêt le lancement d’une telle action à l’échelle européenne.

La grande majorité des ministres de l’Agriculture considèrent que le dispositif de distribution des fruits et légumes dans les écoles devait être « le plus simple et le plus flexible possible », notamment en ce qui concerne le choix des populations ciblées (âge des enfants) ou des produits éligibles (produits frais, transformés). Plusieurs d’entre eux ont souhaité que ces points puissent être réglés à l’échelon régional ou local.

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Concernant l’origine des produits concernés par le dispositif, un grand nombre de ministres souhaitent privilégier les produits d’origine communautaire, à l’instar de ce qui a été décidé pour le régime de distribution de lait et de produits laitiers dans les écoles. Le Royaume-Uni et la Suède ont insisté sur le fait que le régime qui serait retenu « devait être compatible avec les règles de l’OMC ». La commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, a de son côté, rappelé qu’il fallait aussi tenir compte de la disponibilité saisonnière ou géographique de certains fruits (en particulier les bananes).

Des avis plus partagés ont été émis sur la possibilité de poursuivre les programmes nationaux de distribution dans les établissements scolaires initiés avant l’entrée en application du nouveau règlement (« principe d’additionnalité » de l’aide communautaire proposée). Les ministres européens de l’agriculture ont convenu que cette question devra trouver une réponse sur la base d’un rapport que la Commission devrait publier dans les prochains jours.