8 Français sur 10 considèrent que les allégations environnementales sur les produits qu’ils consomment devraient être contrôlées, afin que leur sens réel soit confirmé, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le WWF et l’Observatoire indépendant de la publicité. Trois sondés sur 10 sont même « tout à fait d’accord » avec un encadrement plus strict. Cette étude révèle un paradoxe de taille. D’un côté, 6 sondés sur 10 jugent les campagnes de communication trop moralisatrices, et ils sont presque aussi nombreux à estimer que les vertus « vertes » sont prônées de manière excessive. Enfin, une personne interrogée sur deux trouve que les informations concernant l’environnement dans les publicités sont trop nombreuses. Mais d’un autre côté, plus de 6 sondés sur 10 disent que les messages environnementaux contenus par les publicités retiennent leur attention et presque autant jugent pédagogiques ces messages concernant l’environnement. Un Français sur deux, selon ce sondage, trouve que les informations relayées sont crédibles. Enfin, au moment de l’achat, 87 % des personnes interrogées considèrent que les questions d’environnement et de développement durable sont un critère important. Communiquer sur des aspects environnementaux apparaît justifié à plus de deux sondés sur trois. Les sondés se répartissent entre pro et anti-greenwashing. Les plus convaincus par les publicités vertes sont les catégories socio-professionnelles dites « moins », les sympathisants verts et les sondés pour qui le critère environnement est important dans l’acte d’achat. Du côté des opposants au greenwashing, on retrouve davantage d’hommes, de personnes âgées (plus de 65 ans), de sympathisants de droite et ceux qui accordent peu d’importance à ce critère lors de l’achat. Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 1001 personnes considéré comme représentatif, via des questionnaires en ligne, fin mai 2012.
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