« Le lait végétal est plus facilement substituable aux produits laitiers de vache biologiques et sans lactose qu’au lait de vache conventionnel », peut-on lire dans une étude parue dans la revue Food Policy le 4 juin. Cette affirmation s’appuie sur une estimation de la demande aux États-Unis basée sur des données d’achats des ménages et de magasins couvrant la période de 2018 à 2020. « Si les produits à base de lait végétal n’avaient pas été disponibles dans le panier de choix des consommateurs, la quantité de lait de vache biologique vendue au détail aurait été supérieure de 14,5 %, celle de lait de vache sans lactose de 10,2 %, et celle de lait de vache conventionnel de 7,7 %. » Les données utilisées par les auteurs laissent penser que les laits végétaux n’ont pas été le principal moteur de l’accélération récente du déclin de la consommation de lait de vache liquide et qu’il faut poursuivre les recherches. De ce constat, les auteurs « suggèrent que les politiques axées uniquement sur la lutte contre la concurrence végétale n’apporteraient que des gains limités en matière de consommation de lait liquide ». Ils profiteraient principalement au lait conventionnel, compte tenu de sa part de marché dominante, et exerceraient une « pression plus forte sur les segments biologique et sans lactose ».
CB