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Loi d'avenir Les nombreux critères d'obtention de l'agrément GIEE

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Jusqu'à présent, le décret concernant les modalités des groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) restait assez dense. Une circulaire, parue le 25 novembre, au bulletin officiel du ministère de l'Agriculture, s'efforce de simplifier ces modalités. Cinq critères seront donc obligatoires, cinq autres resteront à l'appréciation des régions.

N OUVELLE disposition prévue dans la loi d'avenir, les premiers appels à projet pour les GIEE devront démarrés « le plus rapidement possible » et au plus tard fin janvier 2015, annonce une circulaire du ministère de l'Agriculture parue le 25 novembre. Concrètement, tout candidat qui veut former un GIEE devra déposer un dossier à sa direction régionale de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt (DRAAF/DAAF).

Pour devenir un GIEE, le projet devra obligatoirement obtenir un avis positif sur chacun de ces cinq critères (détaillés ci-dessous) : performance économique, environnementale, sociale, pertinence technique des actions et plus-value de l'action collective. Les cinq autres critères - partenariat, innovation, pérennité du projet, accompagnement et exemplarité-seront pris en compte selon les modalités définies par les régions.

Les cinq critères obligatoires

• Performance économique :

– Diminution des charges de l'exploitation grâce à une plus grande autonomie de l'exploitation vis-à-vis des intrants extérieurs (produits phytosanitaires, énergie, engrais minéraux, consommation d'eau...) ainsi qu'une meilleure mutualisation entre agriculteurs des outils de production, de stockage ou de transformation.

– Une meilleure rémunération de la production (engagement dans des dispositifs de certification, modification des circuits de commercialisation, création de nouvelles filières…)

– La valorisation des sous-produits de culture ou d'élevage.

• Performance environnementale :

– Réduction, voire suppression, de l'impact sur le milieu (eau, air, sol, biodiversité...) grâce à la réduction ou une suppression des produits phytosanitaires ; la réduction ou une suppression des engrais minéraux ; la préservation du sol (limitation de l'érosion et du lessivage, maintien ou amélioration du stock en matière organique...) ; la préservation de la ressource en eau ; la diminution de la consommation énergétique ; l'autonomie fourragère.

– La valorisation du fonctionnement de l'écosystème naturel dans la gestion de l'exploitation.

– La valorisation de la biodiversité dans la gestion de l'exploitation

– La protection intégrée des troupeaux dans un objectif de limitation de l'utilisation des antibiotiques vétérinaires.

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ministère de l'Agriculture
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• Performance sociale :

– Amélioration des conditions de travail des membres du groupement et de leurs salariés.

– Ou contribution à l'emploi (création ou préservation des emplois, installation d'agriculteurs, mutualisation des emplois au travers des groupements d'employeurs...)

– Ou lutte contre l'isolement en milieu rural

• Pertinence technique des actions :

– La modification ou la consolidation des pratiques permettant de viser des performances économique, environnementale et sociale envisagées par le projet devront se baser sur les principes de l'agroécologie.

• Plus-value de l'action collective :

– Les enjeux auxquels l'agro-écologie cherche à répondre ne se limitent pas à la parcelle ou à l'exploitation. Ils se posent également à l'échelle du territoire et du paysage. Pour cette raison, le développement de pratiques agro-écologiques nécessite une bonne coordination entre les agriculteurs autour du projet et le cas échéant avec d'autres acteurs du territoire.

– L'organisation et le fonctionnement collectif des actions du projet doivent constituer une plus-value par rapport à la somme des actions qui seraient réalisées individuellement par chacun des agriculteurs.

La circulaire complète est mise en ligne sur le site www.agrapresse.fr