Quelles sont les missions de l'Organics cluster en Rhône-Alpes ?
Il regroupe les entreprises du secteur bio issues de quatre marchés : l'alimentaire qui représente près de 70 % de nos 120 adhérents entreprises, la cosmétique, environ 25 %, ainsi que le textile et les produits d'entretien, des secteurs plutôt confidentiels. S'ajoutent à ces sociétés adhérentes une trentaine d'organisations professionnelles, centres techniques et organismes de formation et de recherche. La mission du cluster est d'accompagner le développement de ces entreprises sur deux principaux axes : le marketing et la communication, ainsi que l'innovation. Ces thématiques passent forcément par la formation et l'international.
Quels sont les atouts de la région Rhône-Alpes sur ce secteur ?
Rhône-Alpes est la région leader en France sur le secteur du bio avec deux départements très en pointe : la Drôme et l'Ardèche. La région compte 2 867 exploitations bio, 1 060 préparateurs dont 438 transformateurs et façonniers et 319 magasins bio. Rhône-Alpes est première en termes de nombre d'acteurs et deuxième pour la distribution. Le tissu économique local est constitué de TPE/PME très innovantes mais aussi de poids lourds moteurs dans le secteur du bio comme comme Markal (NDLR : 20 millions € de chiffre d'affaires en 2012 ; 60 personnes dans la Drôme) ou La Vie Claire (NDLR : 75,5 millions € de chiffre d'affaires pour la société dont le siège est dans le Rhône, 118 millions € pour le réseau des 220 magasins ; 300 personnes).
Quels sont les liens entre Organics cluster et d'autres organisations internationales similaires ?
Il n'y a pas de partenariat formalisé mais ce sont plutôt des échanges entre clusters pour aider nos entreprises à se développer à l'international. Depuis 2011, nous avons mis en place une plateforme d'échanges européenne qui regroupe des entités françaises, turques, grecques et allemandes. Chaque entreprise peut mettre en ligne son profil et le type de service ou fournisseur qu'elle recherche. Nous avons également des relations fréquentes avec le Brésil bien qu'il ne soit pas toujours facile pour nos TPE de concrétiser des projets dans un pays lointain. La prochaine étape consistera à organiser une mission commerciale sur place pour nos entreprises. Nos PME françaises ont clairement une place sur le marché haut de gamme du bio à l'international, notamment sur les matières premières, comme les plantes aromatiques, les fruits de la Vallée du Rhône, ou encore l'épicerie fine. Et pour faire connaître ces potentiels et les productions bio de Rhône-Alpes, nous accueillerons les 12 et 13 juin à Valence, des acheteurs du nord de l'Europe.
La Commission européenne a présenté en mars 2014 au conseil des ministres de l'agriculture de l'UE une proposition de règlement visant à revoir la législation sur la production biologique et sur l'étiquetage des produits bio. La proposition reconnaît que la politique actuelle de l'UE dans le domaine de la production biologique présente des inconvénients, telle qu'une législation complexe, des lacunes dans le système des contrôles et dans le régime commercial, peu de perspectives pour les producteurs de l'UE... Les principaux éléments de la nouvelle proposition de la Commission sont les suivants :
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– les règles de production seront harmonisées en réduisant ou en supprimant les dérogations ;
– les ingrédients agricoles utilisés dans la composition des produits biologiques transformés devront être exclusivement biologiques ;
– les dispositions relatives au système de contrôle seront intégrées dans un seul texte législatif ;
– un système de certification de groupe sera instauré pour les petits agriculteurs au sein de l'UE ;
– des dispositions particulières seront introduites pour améliorer la traçabilité et prévenir la fraude ;
– le régime commercial sera adapté : la possibilité de conclure des accords d'équivalence avec des pays tiers continuera d'exister, alors que l'équivalence unilatérale sera progressivement supprimée.
C'est le nouveau Parlement européen – opérationnel en juin 2014 – qui sera chargé d'examiner la proposition de la Commission. Le vote final au conseil des ministres européens de l'agriculture et au Parlement se fera dans le courant de 2015, pour une application de la nouvelle réglementation bio à l'horizon 2017.