Dans un communiqué commun du 8 mars, la CFDT, la CGT et FO annonçaient que « les salariés continuent leur mouvement de grève et reçoivent le soutien de la population locale qui a déjà organisé une collecte pour recueillir des fonds pour soutenir les grévistes ». Selon les syndicats, « le préfet a organisé une médiation le samedi 5 mars […], mais la direction a refusé de se rendre à cette table ronde, montrant une nouvelle fois son refus de dialoguer. Les délégués ont pointé du doigt les aides que la Cooperl reçoit de la région, de l'Europe… Les élus ont décidé de conditionner les aides au retour de la direction à la table des négociations ainsi qu'à l'amélioration des conditions de travail. » Les salariés ont mis en ligne une vidéo sur You Tube expliquant les problématiques vécues au cœur de l'entreprise : changement des cadences de travail, réduction des temps de pause, gel des salaires, baisse des primes et du treizième mois, etc. Quatre jours auparavant, l'Organisation des éleveurs de porcs de la Coordination rurale (Onep) alertait dans un communiqué que « la politique des prix bas tue les éleveurs et se répercute également sur les salariés des abattoirs ». Selon le syndicat, les salariés « s'opposent notamment à des mesures de restrictions salariales présentées par la direction en raison de la crise de la filière porcine. […] Plus largement, la crise laissée sans vraie réponse menace des milliers d'emplois en Bretagne. Dans cette région, l'agroalimentaire représente 36 % des emplois industriels. La production agricole en elle-même, c'est près de 70 000 actifs, dont 27 000 salariés. »
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