Réformer l’administration centrale, l’échelon régional et le niveau départemental en même temps, voilà le secret pour compliquer grandement l’action syndicale. Les dossiers à suivre sont multiples, la vision d’ensemble difficile à avoir… Et les syndicalistes peu nombreux. Expliquer, se battre et communiquer sur tous les fronts en même temps devient donc très difficile. En signe de protestation sur le fond et/ou la forme, les syndicats ont boycotté le comité technique paritaire ministériel du 18 avril, une instance purement consultative. « Quand on ne vient pas, ça grippe un peu le système », observe François Toubin, de Sygma-FSU, sans trop d’illusions. Les syndicalistes ont en tout cas pu faire part de leur point de vue à Michel Barnier, qui était présent. L’ensemble des organisations, qui souhaiteraient davantage de concertation, mise pour le moment sur la journée de mobilisation du 15 mai. Mais il faudrait un vrai mouvement d’ampleur pour arrêter le cours de la réforme.
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