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CIAA L’industrie européenne fait part de ses souhaits à la présidence de l’UE

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La CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’UE), vient de publier à l’intention des autorités du Portugal qui prennent la présidence de l’UE à partir du 1 juillet 2007, un memorandum dans lequel elle met en évidence les priorités, objectifs et engagements de l’industrie agro-alimentaire de l’UE à court et à moyen terme. Leitmotiv de ce document d’une trentaine de pages: pour que l’industrie européenne puisse conserver sa compétitivité, il est nécessaire de la doter d’un meilleur environnement réglementaire et de diminuer les tracasseries administratives.

Pour contribuer au renforcement de la compétitivité de l’industrie agro-alimentaire de l’UE, les responsables communautaires doivent, selon le memorandum de la CIAA, apporter leur plein soutien en augmentant les investissements en Recherche et Développement et en diffusant largement les résultats des recherches dans le domaine agro-alimentaire en conformité avec les lignes directrices et les objectifs identifiés par l’industrie européenne. Un environnement législatif européen, « plus simple, moins contraignant et plus ouvert à l’innovation » est nécessaire. Toute nouvelle initiative législative devrait être précédée d’une étude d’impact faisant la balance entre les coûts et les bénéfices attendus. La CIAA demande à être impliquée dans le processus législatif dès les premières étapes dans le cadre d’une procédure de consultation. L’UE devrait également définir une politique commerciale qui encourage l’accès des produits agroalimentaires et des boissons de l’UE sur les marchés étrangers et en particulier ceux des pays émergents.

Impliquer l’industrie plus en amont

La CIAA estime urgent de considérer la promotion des produits agro-alimentaires européens comme une « priorité politique » pour les années à venir. Selon elle, le système de promotion européen devrait être révisé en vue d’une simplification et d’une flexibilité qui sont nécessaires pour pouvoir fonctionner d’une manière efficace. Rappelant que le Copa/Cogeca ainsi que le Celcaa (Comité européen de liaison des commerces agro-alimentaires) font la même analyse sur cette politique, la CIAA affirme que l’expérience pratique de ces organisations dans les programmes co-financés par l’UE devrait leur permettre d’être actifs dans les discussions sur la politique de promotion en vue de trouver des solutions « pragmatiques et flexibles ». Les domaines qui nécessiteraient d’être revus sont l’extension du champ d’application du régime de promotion aux produits de la pêche et aux produits transformés de la pêche, la facilitation de la gestion des programmes intra-communautaires et l’amélioration de l’équilibre entre la promotion générique et les marques dans les pays hors UE.

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Concernant la qualité et la sûreté des produits agro-alimentaires, la CIAA rappelle qu’elle a déjà développé des régimes d’assurance qualité et qu’elle est responsable de ces systèmes vis-à-vis des consommateurs. Dès lors la Commission européenne est invitée à ne pas légiférer davantage dans ce domaine.

A propos des « novel food », la CIAA indique attendre avec urgence la proposition de règlement sur les nouveaux aliments (qui devrait amender le règlement 97/258) afin de stimuler l’innovation agro-industrielle et de faciliter l’accès au marché de ces produits. Les tracas administratifs, les délais et l’incertitude juridique, dit la CIAA, « ne peuvent que décourager les transformateurs agro-industriels de déposer des dossiers pour soumettre leurs nouveaux aliments aux autorités compétentes ».