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Loup : «le plan d’action n’est pas encore arrêté» selon le ministère de l’Ecologie

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«Aucune décision n’est encore prise quant à un éventuel prélèvement de quelques loups sur le territoire français» a assuré le ministère de l’Ecologie dans un communiqué publié le 3 juin. Une déclaration qui intervient au lendemain de l’assemblée générale de l’Association Européenne de Défense du Pastoralisme contre les Prédateurs réunie le 2 juin à Sisteron (Alpes de Haute-Provence), et au cours de laquelle les représentants des éleveurs (français, italiens et suisses) ont fait passer le message suivant : «si l’Etat français impose la présence des loups dans les zones d’élevage, il doit prendre et assumer seuls ses responsabilités». Les éleveurs font allusion au projet de plan d’action 2004-2008 sur lequel travaillent actuellement les pouvoirs publics français et dont une des mesures phare envisage l’abattage de 5 à 7 loups d’ici la fin de l’année (cf Agra Presse hebdo N° 2956 du 3 mai 2004, pp. 49-50). Pour les professionnels, l’Etat doit procéder à l’enlèvement des loups des zones d’élevage et, dans l’intervalle, «autoriser l’éleveur à défendre son outil de travail». On notera parmi les autres demandes : la prise en charge par l’Etat des mesures de protection susceptibles d’être appliquées dès lors qu’elles font l’objet d’une demande de l’éleveur ; «l’indemnisation équitable» pour tous les éleveurs quel que soit le prédateur (loup, ours, lynx) et quel que soit le niveau de protection ; «et ce, sans signature de quelque contrat que ce soit, imposant une modification des méthodes de conduite de troupeaux et une coresponsabilité ans la présence du loup».