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L’Unell et Lactalis s’opposent sur le prix du lait

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Les livreurs de lait à Lactalis déplorent l’absence de geste financier pour absorber la hausse de leurs coûts. Mais l’industriel estime avoir fait assez d’efforts et respecter l’accord conclu.

Les éleveurs réunis au sein de l’association d’organisations de producteurs Unell (livreurs Lactalis) estiment que le prix du lait payé actuellement par Lactalis France est trop bas. « Le prix formule de mai a été revalorisé de 1,02 euro pour arriver à 400 euros les 1 000 litres, mais c’est insuffisant pour faire face à la hausse de nos coûts de production », calcule Delphine Macé, présidente de l’Unell. Les éleveurs estiment que leurs coûts de production, notamment pour ce qui est de l’énergie et des engrais, sont en forte hausse. Et que les bons résultats enregistrés par Lactalis en 2025 pourraient l’inciter à faire un geste positif sur le prix payé.

Cette revendication est activement défendue par les éleveurs aveyronnais à travers la FDSEA et les JA. Ils dénoncent dans un communiqué du 4 juin « une hausse ridicule de 0.00102 € par litre (soit 1,02 €/1 000 litres) ». Ils demandent « une reprise des négociations entre l’Unell et Lactalis » et « la réouverture rapide des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire. »

Accord respecté selon Lactalis

Interrogé sur la question par Agra Presse, Lactalis France a indiqué qu’il avait engagé sur les cinq premiers mois de l’année « un ajustement positif au-delà de la formule de prix, correspondant à un total de 5 millions d’euros. Cet effort visait à maintenir un prix du lait égal ou supérieur à 400 €/1 000 litres, malgré des négociations commerciales marquées par une faible prise en compte de l’évolution des charges et une tendance à la déflation. »

Pour expliquer le prix trop bas selon l’Unell, soit en juin « 400,05 €/1 000 litres en moyenne nationale (38/32) et à 415,05 €/1 000 litres (41/33), hors prime RSE », Lactalis France rappelle que la formule de prix a été arrêtée avec l’Unell en novembre : « 50 % de produits de grande consommation vendus sur le marché national, 20 % à l’export et 30 % d’ingrédients de type beurre-poudre. » Or, comme le rappelle l’industriel, d’une part, les ingrédients de type beurre-poudre ont des cours très volatils, et d’autre part, « la légère amélioration du marché de la poudre […] compense en partie le recul du beurre ».

Le prix du lait est négocié chaque mois entre l’Unell et Lactalis sur la base du prix formule, les deux parties arrivant parfois à se mettre d’accord pour deux, voire trois mois afin de donner de la visibilité aux éleveurs. Ainsi, en février et mars, le prix avait atteint 406,53 euros.

CB

Lactalis France indique avoir engagé sur les cinq premiers mois de l’année « un ajustement positif au-delà de la formule de prix »