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Mariann Fischer Boel vante l’offre européenne

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Mariann Fischer Boel a mis en valeur, le 8 novembre à Genève les propositions agricoles de l’UE pour le cycle de Doha, soulignant que celle-ci « offre une réduction de 70 % de la MGS (mesure globale de soutien) et une réduction de 70 % de l’ensemble du soutien interne qui crée des distorsions commerciales ». « La réduction de 70 % de notre MGS fera tomber notre niveau consolidé d’environ 73 à 22 milliards d’euros», a-t-elle expliqué. « Au cours des négociations sur l’accord cadre, nous avons accepté pour la première fois d’introduire le plafond de 5 % pour la boîte bleue », a ajouté la commissaire européenne à l’agriculture. « Notre niveau actuellement appliqué est de quelque 24 milliards d’euros. En vertu de la règle des 5 %, il sera réduit de près de 50 % à 13,7 milliards d’euros ».

« L’accès amélioré au marché résultera non seulement de notre offre tarifaire mais aussi de l’élimination de nos subventions à l’exportation ainsi que de la mise en œuvre et de la consolidation de nos réformes internes », a également expliqué Mme Fischer Boel. « Selon le département américain de l’agriculture, les deux tiers des bénéfices pour les échanges proviendront de nos réformes internes et de l’élimination de nos subventions à l’exportation. Ainsi, cela est déjà sur la table indépendamment de notre offre d’accès au marché ».

« Nous proposons de réduire les tarifs de 60 % dans la catégorie la plus élevée en déclinant progressivement jusqu’à 35 % dans la bande la plus basse avec une flexibilité limitée », a-t-elle poursuivi. « Ce sont des baisses réelles, pas des baisses sur le papier. Nos tarifs en application sont identiques dans virtuellement tous les cas au niveau consolidé, aussi, ce que vous voyez, c’est ce que vous obtenez. Cela réduirait la moyenne de nos droits consolidés de 23 à 12 % (...), ce qui est, par exemple, identique à celle du plus grand exportateur mondial de produits agricoles, les Etats-Unis, qui affirment être le marché le plus ouvert du monde ».

« La question est de savoir si le traitement des 8 % restants de nos produits, les produits sensibles, aboutirait à des résultats économiquement attractifs pour les exportateurs. La réponse est un “oui” absolu », a conclu la commissaire européenne.