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Melon : stabilité des surfaces en Europe, baisse au Maroc en 2026

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Les prévisions de plantations de melon dans les principales zones de production, dévoilées au salon Medfel le 28 avril à Perpignan, montrent une certaine stabilité en France et Espagne, mais un recul du Maroc.

À l‘occasion du salon Medfel à Perpignan le 28 avril, les prévisions de plantations en melon charentais ont été présentées pour la France. D’une manière générale, la tendance observée depuis trois ans se confirme : les conditions d’implantation sont rendues difficiles par une météo printanière plus aléatoire. En France, il est attendu une stabilisation des surfaces autour de 10 000 ha. Dans le Sud-Est, après plusieurs années de hausse, elles représenteraient 5 720 ha. En revanche, le Sud-Ouest passerait sous le seuil des 2 000 ha (à 1 970 ha). Enfin, les surfaces dans le Centre-Ouest resteraient relativement étales avec 2 330 ha.

Les plannings de plantations diffèrent aussi selon les régions. Les conditions de préparation du sol et d’implantation des melons précoces ont été bonnes dans le Sud-Ouest et le Centre-Ouest, permettant le respect des plannings. C’est moins le cas dans le Sud-Est, à cause d’épisodes pluvieux fin février et début mars qui ont entraîné un décalage de plantation et une qualité des reprises hétérogène. Un retard de sept à dix jours serait alors possible sur les précoces, l’arrivée des volumes significatifs dépendant de l’évolution des conditions météorologiques. Enfin, le déficit hydrique des sols suscite de l’inquiétude chez les producteurs du Poitou.

Espagne stable, Maroc en retrait

Au Maroc, les conditions de production apparaissent difficiles : les plantations représenteraient environ 1 000 ha, en retrait de 200 ha par rapport aux prévisions 2025. Sur la région de Dakhla, la tempête de sable de décembre a entraîné d’importants dégâts sur les serres, alors que la production a été arrêtée à Kenitra (120 ha). Dans la zone de Marrakech-Agadir, tout dépend de la méthode de culture. La qualité du melon est jugée satisfaisante sous abri. Le manque de chaleur et les pluies ont en revanche affecté les cultures de plein champ, entraînant un retard de plantation et des baisses de rendement. Ce retard laisserait présager un pic à la mi-mai avec des incertitudes sur la fin de campagne.

En Espagne, les surfaces demeureraient stables (2 500 ha), avec la région de Murcie-Alicante en tête, à 1 700 ha (80 % en charentais jaune). Celle-ci a été moins pénalisée par la pluie que certaines autres zones agricoles espagnoles. La météo a néanmoins influé le calendrier : la récolte en plein champ est attendue vers le 10 mai, mais avec un pic de production repoussé après le 15. La zone de Séville connaît un gros retard d’implantation des melons précoces à cause des inondations de février. Il est noté que l’orientation stratégique à la précocité, prise par la filière espagnole il y a deux saisons, se confirme cette année. Les données de Medfel sont susceptibles d’évoluer, car les plantations ne sont pas terminées et les conditions météo peuvent encore influer.

PG

La météo influe de plus en plus sur les stratégies d’implantation