Le 29 avril, le juge des référés du Conseil d’État a reporté sa décision au lendemain concernant un référé-suspension de la fédération SUD Commerce et services visant à suspendre l’autorisation de travailler le 1er mai 2026 pour les salariés de certains métiers (fleuristes, boulangers). Celle-ci avait été annoncée par le Premier Ministre le 17 avril par voie de communiqué de presse. C’est sur ce document que s’était fondée la démarche du syndicat. Soutenu par les députés du groupe Écologiste et social, l’Union départementale Paris de la CGT et la CGT Inspecteurs du travail, il condamnait « une instruction donnée excédant les pouvoirs du locataire de Matignon ». Cependant, le même jour, un communiqué du gouvernement annonçait la présentation d’un projet de loi qui instituerait cette mesure à compter du 1er mai 2027 sous réserve d’adoption. Un communiqué remplaçant celui du 17 avril, ce qui compliquait l’examen du reféré-suspension par le juge des référés. Dans le dernier communiqué, Matignon adoptait des termes plus mesurés : il « souhaite que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes artisanaux puissent sereinement ouvrir leurs commerces, comme de coutume et veillera à apporter une réponse aux éventuelles difficultés que rencontreraient ces artisans ».
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