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Nanoplastiques : l’accumulation dans les plantes ralentit la croissance

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Une étude chinoise parue dans Nature Nanotechnology le 22 juin prouve que « les nano-plastiques peuvent s’accumuler dans les plantes, en fonction de leur charge de surface ». Comme le rappellent les chercheurs, ces particules d’une taille inférieure à 100 nanomètres ont été retrouvées à des concentrations oscillant entre 5 et 70 mg/kg dans les plaines fluviales de Suisse, dans les boues d’épandages allemandes, ou encore dans les sols australiens. Afin de comprendre l’effet de ces concentrations sur le développement des plantes, les chercheurs ont créé deux sortes de nano-plastiques à base de polystyrène, l’un avec une charge positive, l’autre avec une charge négative. Des milieux de culture contenant des concentrations de 300 et 1000 mg/kg de ces plastiques ont ensuite été préparés pour étudier le développement d’Arabidopsis taliana, l’espèce de référence en biologie végétale. Les nano-particules chargées négativement, précisent les chercheurs, ont entraîné un poids des plantes « inférieur de 41,7 % et 51,5 % à celui des plantes-témoin ». « Quelle que soit la charge de surface, Arabidopsis peut absorber et transporter des nano-plastiques d’une taille inférieure à 200 nm », soulignent les chercheurs, sur la base d’un autre volet de l’étude, recourant à des marqueurs fluorescents. Pour les scientifiques, le protocole dans son ensemble montre que la dissémination des nano-plastiques « peut avoir des effets écologiques directs, et des conséquences pour la sécurité alimentaire ».