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Ovins/caprins : un parasite invasif géant détecté en Sologne

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L’OFB a annoncé la première détection en France de la grande douve américaine, ver plat parasite de 5 cm de long, dans le foie d’un daim. Ce trématode peut se transmettre aux ovins et caprins, chez qui « l’infestation peut être mortelle ».

Une grande douve américaine (Fascioloides magna), ver plat parasite de 5 cm de long, a été découverte dans le foie d’un daim en Sologne, a annoncé l’Office français de la biodiversité (OFB) le 16 octobre. La découverte a été réalisée par le réseau Sagir (surveillance de la santé de la faune sauvage), administré par l’OFB. « On ignore comment le parasite est arrivé en France », indique l’organisme public, et « les premières investigations menées en urgence laissent penser qu’il est déjà bien implanté parmi les cervidés de Sologne ». Fascioloides magna est originaire d’Amérique du Nord et est « déjà présent en Europe » ; il est notamment établi « de façon durable » en Italie et en Europe centrale. L’OFB a annoncé une « surveillance renforcée » via le réseau Sagir, qui implique aussi les fédérations de chasseurs et les laboratoires vétérinaires départementaux. « L’objectif est de surveiller le territoire et de mieux connaître la répartition du parasite en Sologne. »

Ce trématode peut se transmettre aux ovins et caprins, chez lesquels « l’infestation peut être mortelle », prévient l‘OFB. En revanche, les bovins et sangliers « sont peu affectés » et « ne jouent presque aucun rôle dans la poursuite du cycle du parasite ». L’OFB précise qu’il n’y a « pas de risque » pour l’homme, car « ce parasite ne se transmet pas à l’humain ». Les cervidés sont les espèces les plus à risque, les chevreuils et les daims étant « les plus durement touchés, avec la mortalité la plus élevée ». « Chez les cervidés, l’infestation se traduit par une prise de poids plus faible, des bois de moins bonne qualité et un rut qui se déroule mal », explique l’OFB.

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Un cycle nécessitant des points d’eau

La dispersion de ce ver plat géant peut se faire via les excréments des animaux infectés (sous forme d’œufs), mais aussi « par les cours d’eau et les réseaux hydrographiques ». Le cycle de la grande douve américaine mobilise en effet « deux types d’hôtes » : d’abord des limnées (petits mollusques d’eau douce), dans lesquels il se multiplie ; puis des cervidés, où il atteint sa forme adulte. « Le passage de l’un à l’autre dépend de la présence de zones humides adaptées, comme les étangs et les marais ». Avec un peu moins de 120 000 têtes, la région Centre-Val de Loire n’est pas un important bassin ovin au niveau national. Toutefois, la Sologne est le berceau d’une race rustique à petit effectif, la solognote, qui compte environ 5 000 têtes, selon l’URGC (Union pour les ressources génétiques du Centre-Val de Loire).

YG

« Pas de risque » pour l’homme, bovins « peu affectés »