« Verdir » le plan de relance, serait-ce le slogan qui permettra à Jean-Louis Borloo de donner du poids au projet de loi Grenelle 2 qui a été au menu du premier conseil des ministres de l’année ? En pleine crise, ce n’est en effet qu’à moitié un paradoxe de reparler d’écologie. Naguère elle passait pour l’apanage des seuls pays riches, en fait avec la crise qui vient nous appauvrir, elle ne va pas, au contraire, passer aux oubliettes. On a vu avec quelles difficultés les grands pays dégagent des ressources pour un plan climat, tout comme pour éviter d’ailleurs les crises alimentaires. Mais maintenant qu’ils trouvent des milliards pour colmater la crise financière, la perspective va pouvoir changer. Il reste juste à se convaincre que l’économie verte peut être un relais de croissance assuré pour demain. Et à savoir ce que l’on met derrière ce mot. En tout cas, dans les secteurs des produits de grande consommation, ce peut être un antidote à la défiance et à la mauvaise conscience du consommateur à qui l’on serine à longueur de temps que son « empreinte CO 2 » ne cesse de s’alourdir. Le nombre de virages que l’industrie alimentaire par exemple, et à ses côtés la grande distribution, va devoir prendre est considérable : recycler, réduire l’emploi d’eau et de matières premières ainsi que le poids des emballages, passer au biodégradable, diminuer la distance de frêt, améliorer l’efficacité énergétique,… autant d’occasions d’investir, et d’investir rentable.
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