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Perturbateurs endocriniens : bientôt un pictogramme sur les produits à risques ?

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L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), a adopté le 12 juillet, le rapport du sénateur Gilbert Barbier (UMP) intitulé Les perturbateurs endocriniens, le temps de la précaution.
« Les données disponibles sont suffisantes pour agir dès maintenant afin de protéger les populations les plus vulnérables, tout particulièrement les bébés et les femmes enceintes », estime le sénateur. Principale proposition : apposer sur les produits alimentaire contenant des perturbateurs endocriniens un pictogramme similaire à celui présent sur les bouteilles d’alcool pour protéger les femmes enceintes. Le but est de préserver des populations à risques (femmes enceintes ou allaitantes, jeunes enfants) face à une exposition à ces substances incluant des pesticides, des phtalates, le bisphénol A… « Il existe un lien de causalité crédible entre certaines maladies touchant à la fertilité ou au cancer et les perturbateurs endocriniens », souligne le rapport. Et, « le moment d’exposition peut être plus important que la dose », précise son auteur. L’apposition de ce logo serait soumise à un avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité des aliments) dans le cadre des évaluations en cours des perturbateurs endocriniens potentiels. Gilbert Barbier souhaite également que la France agisse au niveau européen pour interdire la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits spécifiquement destinés aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants.