Le Comité interprofessionnel de la pintade (CIP) cherche à augmenter la présence de cette volaille en grande distribution afin de maintenir sa filière, a indiqué le président du CIP, Jean-Louis Zwick, lors d’une conférence de presse du Synalaf (labels avicoles) le 14 octobre. Alors que la pintade investit les rayons à partir de l’automne, avant les chapons de pintade en fin d’année, le CIP veut négocier une seconde saison de distribution, qu’il situerait après Pâques. Selon lui, le salut de la filière en dépend, celle-ci ayant été durement affectée par la chute de consommation en restauration pendant la crise Covid et les épisodes d’influenza aviaire, a expliqué son porte-parole. Le débouché de la restauration est passé de plus de 50 % avant le Covid à 37 % en 2025, d’après le CIP. « La pintade est sortie des cartes et on aura du mal à l’y faire remettre », a regretté Jean-Louis Zwick. Ce dernier en appelle à la responsabilité des distributeurs à l’égard d’une production annuelle de seulement 20 millions de têtes (contre 30 millions avant le Covid) et de « l’unique sélectionneur de pintades du monde, qui est en France ». Car, malgré l’exportation de 20 % de viande et 22 % de pintades reproductrices, elle a besoin du consommateur français.
SC