La société d'abattage et de découpe de porcs Gad SAS (1 700 salariés) envisage dans un plan de continuation présenté le 28 juin aux représentants du personnel de supprimer plus de 900 emplois en ne gardant qu'un abattoir sur les deux du groupe. « On s'y attendait, ce n'est pas une surprise», a expliqué à l'AFP Olivier Le Bras, délégué central FO, à l'issue du comité central d'entreprise extraordinaire qui se tenait à Rennes le 28 juin après-midi. Depuis plusieurs semaines des informations circulaient en effet sur la volonté des actionnaires du groupe de se séparer de l'un de ses deux abattoirs. La direction a confirmé les craintes des syndicats avec son projet de plan de continuation de Gad SAS, placée en redressement judiciaire le 27 février par le tribunal de commerce de Rennes, avec une période d'observation fixée jusqu'au 21 août. Est programmée la fin de l'activité abattage/découpe de l'un des deux abattoirs du groupe, à Lampaul-Guimiliau (Finistère) qui emploie près de 800 personnes. Les activités d'abattage/découpe du groupe seraient ainsi recentrées sur le second abattoir à Josselin (Morbihan, plus de 600 salariés) où 343 emplois pourraient être créés, a noté Annick Le Guével, secrétaire CFDT du CE.
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