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Prix alimentaires : l’Insee relativise l’impact des hausses de prix ponctuelles

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Dans une analyse de l’inflation des prix alimentaires (« Insee première » de mai 2008), l’Insee relativise fortement l’impact souvent attribué à des hausses de prix alimentaires ponctuelles. Tout en constatant le regain indéniable d’inflation (3,2% sur douze mois remontant à mars 2008) l’Insee constate d’abord que cette inflation se situe plutôt en dessous de la moyenne européenne (3,8%) ou de la zone euro (3,6%). En second lieu, l’institut de la statistique constate, pour quelques produits de base (baguette, bavette de bœuf, pâtes, beurre, lait UHT) qu’autour d’un noyau de relevés qui évoluent comme la moyenne, certaines références évoluent avec de grands écarts, soit à la hausse, soit à la baisse. Pour la baguette, entre novembre 2007 et janvier 2008, l’éventail peut aller de +12,9% à -20%. L’Insee en conclut que « les évolutions, même fortes, constatées sur des cas individuels n’apportent que peu d’informations sur la tendance générale. » Une manière de répondre à l’enquête de 60 millions de consommateurs faisant état, en début d’année, de hausses ponctuelles. Une manière, aussi, de répondre aux arguments présentés en appui de la loi LME et démontrant, à partir de quelques exemples, que les produits alimentaires français sont plus onéréux que les produits identiques dans les pays comparables.

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